Carton vert pour le Géoparc mondial UNESCO du Chablais !

C’est officiel : le Géoparc du Chablais conserve son label UNESCO à la suite de sa réévaluation, une procédure qui intervient tous les 4 ans.

Situé entre le Léman et le Mont Blanc, ce territoire aux richesses géologiques remarquable est devenu un Géoparc mondial Unesco il y a 10 ans. Comme le veut la procédure, ce label doit être renouvelé tous les 4 ans.

Les projets d’éducation, de préservation et de développement durable conduits par le Géoparc du Chablais ont été examinés par des experts mandatés par l’UNESCO en 2021. Accueillis fin septembre dernier pour mener à bien leur mission de réévaluation, Antonio Duarte (Géoparc d’Arouca – Portugal) et Antonio García Jiménez (Géoparc Sierras Subbéticas – Espagne) ont passé trois jours sur le terrain pour étudier l’ensemble des actions déployées dans le cadre du Géoparc.

Le résultat de cet audit est maintenant officiel : la labellisation est renouvelée pour 4 ans. Les experts ont félicité le territoire du Chablais pour la qualité du travail entrepris, le professionnalisme des acteurs de terrain et l’engagement des autorités politiques locales.

Les experts en visite sur le géosite du Panorama de Champeillant

Le rapport des experts, remis au Conseil des Géoparcs mondiaux de l’UNESCO, souligne l’approche parfaitement intégrée de la démarche Géoparc dans la stratégie de développement du territoire portée par le SIAC (Syndicat Intercommunal d’Aménagement du Chablais). Le rapport est classiquement accompagné de recommandations. Ces dernières permettront de structurer la progression du territoire pour les années à venir. Le Géoparc va notamment ouvrir une réflexion en direction des jeunes et du grand public, avec un recours à des actions innovantes et aux nouvelles technologies.

A noter : trois résultats sont possibles suite à une réévaluation. Le carton vert, pour un renouvellement du label durant 4 ans ; le carton orange, qui signifie que le territoire doit faire des progrès rapidement sous peine de perdre son label ; et le carton rouge, signifiant une perte pure et simple du label.

De nombreux événements pour fêter les 10 ans du Géoparc

Pour célébrer les 10 ans de son label Géoparc, le Chablais vous invite à de nombreux rendez-vous : choisissez le vôtre !

Les communes du Géoparc du Chablais vous invitent à (re)découvrir nos patrimoines locaux, qu’ils soient naturels, culturels, gastronomiques, immatériels… à travers leurs événements. Autant d’occasions de découvrir les richesses de notre territoire, de rencontrer ceux qui le font vivre, le préservent et le valorisent !

Ces événements locaux, qui s’inscrivent dans les valeurs de notre label UNESCO, sont estampillés “10 ans du Géoparc”.

Retrouvez nos médiateurs sur le stand officiel du Géoparc présent sur certains de ces événements (liste non exhaustive) :

Animation sur le géosite du belvédère de Tréchauffé
Lac des Plagnes – crédits : Patrick Brault

Eau, roches, Glaciers : l’exposition issue de la résidence d’Aurore Bagarry se dévoile

Invitée en résidence par le Géoparc du Chablais et la Maison des Arts du Léman en août 2021, la photographe Aurore Bagarry s’est intéressée aux vestiges géologiques du massif du Chablais. Cette série de 10 clichés fait l’objet d’une exposition à découvrir dès aujourd’hui.

A l’initiative de la Maison des Arts du Léman, avec le soutien du Conseil Départemental 74, le Géoparc mondial UNESCO du Chablais a accueilli en résidence artistique Aurore Bagarry, photographe et vidéaste française.

Guidée par le Géoparc, Aurore Bagarry a parcouru durant l’été 2021 les sites chablaisiens qui témoignent des métamorphoses du paysage alpin. Dix photographies sont à découvrir lors de l’exposition Eau, Roche, Glaciers. L’exposition, après une première étape à la galerie de l’Étrave du Théâtre Maurice Novarina (Thonon) du 18 mars au 4 juin, parcourra les communes du Chablais entre l’été 2022 et l’été 2023.

L’exposition Eau, roches, Glaciers s’articule autour de trois séries visuelles, issues des recherches de l’artiste (photographe et vidéaste) sur l’eau, comme forme, empreinte sur le paysage, et comme frontière naturelle. Comment la photographie, par son caractère transparent, peut-elle rendre sensible les variations de l’eau, suggérer sa complexité ?

Si les paysages sont les témoins du temps qui passe, un temps très long lorsqu’il s’agit de géologie, Aurore Bagarry interroge également le rapport au temps dans son procédé de prises de vues puisqu’elle choisit comme outil de création la chambre photographique, qui implique un temps de pose plus long, si loin de la méthode de l’instantané de notre pratique photographique quotidienne.

Cette exposition, qui s’intègre aux actions liées aux 10 ans du Géoparc, est complétée par la publication d’un ouvrage (Glaciers, édition intégrale, paru en mars 2022 aux éditions Hartpon) d’actions pédagogiques ainsi que d’une sortie géologique guidée sur le géosite de la colline d’Allinges lors des journées nationales de la Géologie (22 Mai).

  • Vernissage le vendredi 6 mai à 18h30
  • Exposition à découvrir jusqu’au samedi 4 juin 2022 à la galerie de l’Étrave du Théâtre Maurice Novarina (Thonon-les-Bains)
  • Puis itinérance de l’exposition dans différentes communes du Chablais en 2022/2023 :

Appel à candidature pour le second prix de Thèse du Géoparc du Chablais

Le Géoparc mondial UNESCO du Chablais lance un appel à candidature pour son second prix de thèse, jusqu’au 30 avril 2022. L’objectif de ce prix est double : promouvoir de nouvelles initiatives de recherche dans le Chablais, et mettre en avant des études déjà réalisées en communiquant vers différents types de public.

Retrouvez toutes les informations ICI

Prix de thèse 2020 du Géoparc du Chablais

L’Université de Lausanne découvre le tourisme durable dans le Géoparc mondial UNESCO du Chablais pendant 2 jours

Dans le cadre de leur formation en tourisme, innovation, durabilité dispensée par les Universités de Lausanne et de Savoie Mont-Blanc, 18 professionnels du tourisme étudiants sont venus dans le Chablais les 4 et 5 juin 2021, encadrés par 2 de leur professeurs, Anouk Bonnemains et Christophe Clivaz.

Pour débuter ce séjour, les étudiants ont passé une journée à Châtel pour découvrir une station de ski « Flocon vert » suivie d’une nuit au Chalet Costa Nuova (partenaire du Géoparc du Chablais) à la Chapelle d’Abondance.

La deuxième journée a débuté par une présentation et un échange avec Sophie Justice, coordinatrice du Géoparc. Elle leur a fait découvrir le territoire du Chablais, le label UNESCO et ses missions de développement durable, de tourisme responsable et d’aménagement du territoire.

étudiants à la découverte du géoparc du chablais au marais de maravant

L’après-midi, les étudiants sont partis à la découverte du Marais de Maravant sur le plutôt de Gavot, guidés par José Manresa, médiateur du Géoparc.

Ce site, qui est aussi labellisé Natura 2000 et RAMSAR, démontre les liens intimes entre l’histoire glaciaire du Chablais (patrimoine géologique), et la faune et la flore (biodiversité).

Le Géoparc présente ses dernières recherches au Congrès de l’Union européenne des géoscientifiques EGU21

Le territoire du Chablais a présenté le 30 avril 2021, lors du Congrès de l’Union européenne des géoscientifiques, les derniers projets de recherches menés sur le territoire (Glissement de terrain à Reyvroz, Tannes de Nifflon, Les lacs de la Beunaz).

Lors de ce congrès, le Géoparc a présenté la façon dont il a adapté son fonctionnement avec les chercheurs, dans le but de faciliter leurs retours d’expérience pour le territoire. Ces évolutions visent à améliorer le niveau de connaissances en sciences de la Terre de la population du Chablais, et à accroitre la sensibilité des décideurs à l’importance de la diversité géologique dans le débat actuel concernant le développement durable.

L’Union européenne des géosciences est la principale organisation de recherche en sciences de la Terre, des planètes et de l’espace en Europe. L’Assemblée générale annuelle de l’EGU est le plus grand et le plus important événement européen de géosciences, attirant plus de 16000 scientifiques du monde entier. Les sessions de la réunion couvrent un large éventail de sujets, y compris la volcanologie, l’exploration planétaire, la structure interne de la Terre et l’atmosphère, le climat, ainsi que l’énergie et les ressources.

Prêts pour un voyage en terre (presque) connue ?

La semaine du Géoparc revient du 22 mai au 6 juin ! Après une édition numérique en 2020, c’est le retour des sorties nature avec les médiateurs, qui ont hâte de vous retrouver !

Le Géoparc mondial UNESCO du Chablais propose à tous les curieux de nature et avides de découvertes un programme de sorties gratuites pour (ré)explorer les richesses de notre territoire, ses secrets aussi…

Pendant cette semaine nous vous proposons de sortir des sentiers battus et de mettre vos sens en éveil : toucher la nature fragile du bout des doigts, arpenter la forêt, goûter les saveurs de nos alpages, réveiller votre créativité…

Conditions liées à la COVID19 : le nombre de places est limité, pensez à vous inscrire. L’ensemble des gestes barrières sera mis en place lors des sorties : port du masque obligatoire, distanciation, mise à disposition de gel hydroalcoolique.

gestes barrières covid19

Cet évènement bénéficie du soutien du Département de la Haute-Savoie dans le cadre de sa politique Espaces Naturels Sensibles, et du concours des collectivités membres du SIAC : Thonon Agglomération, la Communauté de Communes Pays d’Evian Vallée d’Abondance et la Communauté de Communes du Haut-Chablais. Il s’inscrit également dans le cadre de la Semaine des Géoparcs européens (22 mai au 6 juin).

affiche semaine du géoparc 2021

Bzzz… Entrez dans une ruche!

Dans le cadre de sa démarche de sensibilisation des publics aux richesses de la Terre et à leur empreinte sur notre quotidien, le Géoparc du Chablais a installé une ruche pédagogique sur le géosite de la forêt ivre, à visiter en famille. Ce projet pilote est réalisé avec le concours de l’Office National des Forêts et d’un apiculteur local en agriculture biologique.

Observez en toute tranquillité

2 personnes regardent l'intérieur de la ruche pédagogique du géoparc chablais

Grâce à une porte d’entrée de la ruche à plus de 2,50 m de haut (colonne en bois), les abeilles entrent dans la ruche en toute tranquillité, permettant à chacun de s’approcher de la ruche avec la même tranquillité d’esprit, sans protection particulière.

Fenêtre d'observation sur la ruche pédagogique du géosite de la forêt ivre - Commune de Vailly.

Des fenêtres d’observation vitrées sont placées sur le corps de la ruche permettant une observation sans gêne pour les observées et les observateurs, de la colonie dans son habitat au quotidien, du travail des abeilles et de leurs déplacements, .

Se questionner, découvrir, apprendre

L’observation des abeilles, sentinelles de l’environnement, donne l’occasion de sensibiliser le public et notamment les jeunes aux rôles de la biodiversité et aux multiples fonctions de la forêt. Le monde des abeilles est un support pédagogique pour mieux comprendre les interactions entre tous les organismes vivants dont l’être humain fait partie.

« Une école ambassadrice »

L’école primaire de Vailly en est l’heureuse ambassadrice : les élèves ouvriront le bal des visites de la ruche en compagnie de l’apiculteur et d’un médiateur du Géoparc… Après avoir butiné en forêt et autour de la ruche, ils partageront leur expérience à travers différentes productions.

Notre offre pédagogique

Le géosite de la forêt ivre nichée le long de la rivière du Brevon offre un fabuleux terrain de jeu pédagogique pour explorer de nombreuses thématiques liées à la biodiversité, aux aménagements de l’homme, aux risques naturels, à la formation des paysages, au changement climatique et à l’hydroélectricité.


Ce projet pilote de sensibilisation à la biodiversité autour d’une ruche pédagogique du Géoparc du Chablais est pilotée par le Syndicat Intercommunal d’Aménagement du Chablais et cofinancé par l’UNION EUROPÉENNE dans le cadre du Fonds Européen Agricole pour le Développement Rural (FEADER).

8 nouveaux territoires intègrent le réseau des Géoparcs mondiaux UNESCO

A l’occasion de la journée internationale de la Terre, le 22 avril 2021, le réseau mondial des Géoparcs (GGN) et l’UNESCO ont annoncé en direct la labellisation comme Géoparc mondial UNESCO de 8 nouveaux territoires, répartis dans 7 pays du globe.

La désignation de ces 8 nouveaux territoires porte à 169 le nombre de Géoparcs dans le monde. L’ensemble de ces Géoparcs font partie du réseau mondial (GGN).

Partir à la découverte des Géoparcs UNESCO, c’est comprendre autrement les paysages qui nous entourent, et le lien fort qui unit l’Homme et la Terre. C’est aussi prendre conscience que cet équilibre est fragile et combien il est important de le préserver.

Découvrez les 8 nouveaux Géoparcs :

Géoparc mondial UNESCO de Thuringia Inselsberg – Drei Gleichen, Allemagne

Ce Géoparc est situé dans le centre de l’Allemagne et est caractérisé par des montagnes de faible altitude. On y trouve des récifs fossiles.

Géoparc mondial UNESCO de Vestjylland, Danemark

Sa particularité est d’être constitué pour 2 tiers de zones marines. La partie terrestre est un vestige des différentes périodes glaciaires successives.

Géoparc mondial UNESCO du Saimaa, Finlande

Son nom vient du lac Saimaa, 4ème plus grand lac européen. Un tiers de la superficie de ce Géoparc est marine.

Géoparc mondial UNESCO de Grevena – Kozani, Grèce

Avec des altitudes comprises entre 380 et 2 177 mètres, ce Géoparc du nord de la Grèce a fait une contribution importante à la théorie des tectoniques des plaques.

Géoparc mondial UNESCO de Belitong, Indonésie

200 îlots, l’île principale de Belitung et 2 tiers de zones marines forment ce nouveau Géoparc, connu pour ces paysages grandioses de granit de Tor.

Géoparc mondial UNESCO de l’Aspromonte, Italie

Situé dans le sud de l’Italie, en Calabre, ce Géoparc est formé d’alternance de montagnes, de crêtes, de plateaux et de vallées profondes.

Géoparc mondial UNESCO de la Majella, Italie

Ce Géoparc, au cœur des Apennins centraux, est creusé par des canyons et possède l’un des plus anciens sites archéologiques en Europe.

Géoparc mondial UNESCO des Monts Sainte-Croix, Pologne

Situé dans le sud-est de la Pologne, ce Géoparc présente une très grande diversité de paysages, des traces d’activités humaines remontant à 60.000 ans et des systèmes de grottes.

Interview d’Alice Nikolli, lauréate du prix de thèse du Géoparc

Retrouvez l’interview d’Alice Nikolli paru dans le Messager du 04 février 2021.

Le Léman et la privatisation de ses rives décortiqués par une géographe

Entretien réalisé par Benoit Sourd, Journal le Messager du 04 février 2021.

La géographe Alice Nikolli a consacré sa thèse à l’étude de la privatisation des rives de différents lacs alpins.
La chercheuse haut-savoyarde explique en quoi le Léman français présente des caractéristiques qui lui sont propres.

Alice Nikolli lauréate du prix de thèse Géoparc2020
Alice Nikolli a préparé sa thèse à l’Université Savoie Mont Blanc, au sein du laboratoire Edytem

Son travail a été récompensé par le prix de thèse 2020 du Géoparc du Chablais.Originaire de Faverges, la géographe Alice Nikolli a consacré ses recherches auxproblématiques qui découlent de la privatisation des lacs alpins. Entretien.

LES RIVAGES LACUSTRES SONT-ILS SOUMIS AUX MÊMES CONTRAINTES QUE LE LITTORAL MARITIME ?

L’accès aux littoraux maritimes est mieux protégé que celui des rives lacustres. Cela s’explique par des raisons historiques et juridiques. Les lacs ne relèvent pas du même domaine public. Le Léman dépend du domaine public fluvial, tandis que les mers sont affiliées au domaine public maritime. Ce dernier a des dispositions qui protègent notamment la plage, l’estran (l’espace couvert et découvert par la marée, NDLR) mais aussi une servitude de passage créée dans les années 1970 pour des raisons touristiques, afin de permettre aux promeneurs de longer le littoral.

Au bord des cours d’eau et lacs il existe aussi des servitudes, mais elles sont beaucoup plus anciennes (du XVII e siècle) et n’ont pas été pensées pour des raisons touristiques. Elles étaient à l’origine destinées aux services de l’Etat pour l’entretien des rives, au halage (pour tirer les bateaux depuis la rive quand le vent n’était pas suffisant, NDLR) et éventuellement au sauvetage. Ces usages ont fini par tomber en désuétude vers la fin du XIX e siècle, à peu près au moment où ont commencé à sortir de terre les villas en bord de lac.

CES PROPRIÉTAIRES TERRIENS SONT-ILS DEVENUS LES NOUVEAUX USAGERS EXCLUSIFS DES RIVES ?

Disons que les bâtisseurs de ces villas ont souhaité s’assurer la jouissance exclusive de leur portion de rive et faire en sorte que personne ne longerait le lac en passant sur leur terrain. On retrouve des arrêts du Conseil d’Etat remontant à la fin du XIXe siècle qui enterrent en quelque sorte ces servitudes. Au final, il a fallu attendre 1960 pour que la servitude soit étendue aux pêcheurs et 2006 pour qu’elle le soit aux piétons (une bande de 3,25 mètres qui doit être laissée libre le long du lac, NDLR).

ONT-ILS FACILEMENT ACCEPTÉ DE LIBÉRER CES ACCÈS À L’INTÉRIEUR MÊME DE LEUR PARCELLE ?

L’une des spécificités du Léman français est que le respect de la servitude de marchepied est clairement meilleur qu’à Annecy où l’on retrouve un niveau de conflictualité beaucoup plus avancé lorsqu’il est question de libérer des accès. Au bord du Léman, l’association Le lac pour tous a fait un travail assez impressionnant depuis quelques années, en sollicitant l’ensemble des acteurs concernés. Ils ont débloqué des verrous stratégiques, reliant des linéaires de promenade jusqu’ici séparés.

VOUS EXPLIQUEZ QUE LES USAGES PRIVATIFS DE TYPE RESIDENTIEL REPRESENTENT LA MOITIE DE L’OCCUPATION DU LITTORAL.

Il faut bien distinguer la propriété foncière et la réalité de terrain. J’ai calculé que la rive française du Léman est constituée à 55 % de propriétés privées, mais l’accès vraiment privatif, où même le passage par la servitude n’est pas possible, ne représente que 25 %.

LES MAISONS DE BORD DE LAC CRISTALLISENT-ELLES LES TENSIONS ?

On observe une sorte de présomption d’espace public. Les personnes interrogées partent du principe qu’un espace qui donne accès à l’eau est forcément public. C’est un bien commun. Il y a là quelque chose de viscéral. Personne ne devrait plus qu’un autre s’approprier ces espaces-là, en résumé. En revanche, j’ai la sensation que les occupations touristiques des rives, même payantes, sont mieux tolérées car, certes elles restreignent, mais pas pour une seule personne ou une seule famille. Ça reste un espace auquel il est possible d’accéder.

MAIS LES SITES TOURISTIQUES SONT PLUS MINORITAIRES SUR LE LÉMAN (3 %) QU’À ANNECY (9 %) …

Le Léman a peut-être moins cette image bling-bling. Vous avez beaucoup de plages relativement naturelles, des espaces publics de types port et promenade. Il n’y a, par contre, presque pas de restaurants ou hôtels avec plages privées comme à Annecy.
La mise en tourisme du Léman a quelque chose de très Belle Epoque. C’est l’héritage d’un tourisme thermal qui ne recherchait pas forcément la proximité directe avec le lac, on le voit avec la localisation de certains grands hôtels. C’est une image qui capitalise davantage sur une ambiance de calme avec des représentations héritées du romantisme.