Prix de thèse du Géoparc du Chablais

L’éducation, la préservation du patrimoine et la connaissance du territoire font partie intégrante des missions attribuées au Géoparc mondial UNESCO du Chablais.

logo du prix de thèse du géoparc du chablais

Le Géoparc travaille avec des établissements universitaires afin de participer à des recherches scientifiques en Sciences de la Terre et dans d’autres domaines. L’objectif est d’approfondir les connaissances relatives à la Terre et ses processus, mais aussi de mieux connaître le territoire. Via son Conseil scientifique, le Géoparc contribue à la mise en œuvre et à la valorisation des recherches menées localement.

Le Prix de thèse du Géoparc a été créé en 2019 (pour une première attribution en 2020) afin de recenser les études qui concernent le Chablais, dans des disciplines variées telles que les sciences de la Terre, de la vie, les sciences humaines ou sociales…, et de valoriser les résultats auprès des habitants du territoire.

Le prix est attribué à la thèse la plus remarquable qui concerne tout ou partie du territoire du Chablais. Pour être éligibles, les thèses doivent être rédigées en français ou en anglais (avec un résumé en français), déjà soutenues et s’inscrire dans les valeurs des Géoparcs mondiaux UNESCO.

Lauréat 2020

Le jury (voir encadré ci-dessous) s’est réuni le 12 octobre 2020. Il a décerné le prix de thèse 2020 du Géoparc mondial UNESCO du Chablais à Alice Nikolli pour sa thèse de doctorat en géographie, intitulée « Accéder aux rives des lacs préalpins : un droit aux espaces publics au défi de la privatisation (Annecy, Bourget, Léman, Côme) ». Elle a été préparée à l’Université Savoie Mont Blanc, au sein du laboratoire EDYTEM (UMR 5204 CNRS), et dirigée par Christophe Gauchon et Lionel Laslaz. La thèse a été soutenue publiquement le 25 octobre 2019 sous la direction de la Professeure Myriam Houssay-Holzschuch.

La thèse d’Alice Nikolli « propose d’analyser l’accès aux rives lacustres à la fois sous l’angle de la notion d’espace public, au sens matériel d’espace librement accessible à toutes et tous, et de celle de problème public, au sens de question publicisée et débattue dans des arènes publiques. »

Cette thèse de géographie sociale, qui s’inscrit dans le champ des sciences humaines, emprunte pour son terrain d’étude les rives des lacs d’Annecy, du Bourget, du Léman (FR, CH) et de Côme (IT). Elle dresse avec originalité un état des lieux cartographique des accès actuels aux rives des grands lacs alpins, propose un historique de leur privatisation et expose la façon dont le problème de l’accès aux lacs est traité par l’administration, les collectivités territoriales et les associations. Le Léman tient une place particulière dans cette étude du fait sa taille, de son identité franco-suisse et de son histoire.

Le jury du prix de thèse était composé de : Géraldine Pflieger, Présidente du SIAC ; Marie-Pierre Berthier, Vice-présidente du SIAC, élue de Thonon Agglomération ; Aube Marullaz, Déléguée du SIAC, Vice-présidente de la Communauté de Commune du Haut-Chablais en charge de la culture ; Jean-Marcel Dorioz, Vice-président du Conseil scientifique du Géoparc du Chablais, directeur de recherche à l’INRAE ; Danielle Decrouez, Membre du Conseil scientifique du Géoparc du Chablais, Présidente du musée de Préhistoire et de Géologie de Sciez.